Session Solo – Lignées royales #1

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Dynastie de Gerold Le Cruel

En 1224, Gérold le Cruel, alors âgé de 23 ans, prend la tête d’Ornoit, un petit royaume montagneux et isolé qui est d’ordinaire plutôt replié sur lui-même. Les habitants ne s’intéressent guère à ce qu’il se passait au-delà des frontières.
Sa conjointe s’appelle Vanora. Elle était issue d’une maison noble, mais on se souvient surtout d’elle pour sa cupidité.

Bien que ce ne soit pas un mariage d’amour, ils ont ensemble pas moins de 10 enfants. Seul l’un d’eux ne survit pas, Alein, un jeune garçon mort à l’âge d’un an. La fratrie se compose ainsi de 4 garçons (William, Garet, Brien et Tom) et de 5 filles (Milicent, Manelle, Edina, Saria et Sarey). L’aîné est William et, selon la loi salique, c’est lui qui est amené à succéder à Gérold.

Évènements historiques

En 1229, les membres d’un ordre religieux minoritaire dans le royaume, l’Augure de la clarté, ont fait du remous. Ses adeptes vivaient depuis longtemps reclus, et l’on ignorait désormais s’ils s’étaient volontairement retirés de la société ou s’ils en avaient été exclus en raison de leurs idées radicales. Probablement un peu des deux. Toujours est-il que cette année-là, sous l’impulsion de leur chef, ils ont exigé de pouvoir bénéficier des mêmes droits que leurs concitoyens en terme d’accès aux soins, à l’éducation et au travail. Ils se sont invités dans les conseils de villes et de villages, se sont rassemblés devant les lieux de culte… Cette volonté soudaine d’ouverture a suscité de nombreuses interrogations et un certain rejet de la part des autres citoyens, allant jusqu’à provoquer des affrontements. Certains craignaient en effet l’influence de l’Augure sur les personnes les plus influençables, notamment les enfants. Prenant conseil auprès de sa cour, Gerold a fini par trancher : soucieux d’éviter d’autres débordements, il a fait arrêter le chef de l’Augure et n’a accepté de le libérer qu’à la condition que le mouvement ne cause plus de problèmes Désemparés et privés de leur meneur, les membres sont retournés d’où ils venaient sans demander leur reste. Le chef a finalement été libéré au terme de plusieurs semaines de captivité et n’a pas plus jamais fait parlé de lui.

En 1235, une armée de bandits a dévasté plusieurs villages et fait de nombreuses victimes parmi les villageois, dont certains sont encore aujourd’hui portés disparus. Dans un premier temps, Gerold le Cruel n’a pas souhaité intervenir, considérant qu’une réponse militaire serait fort coûteuse. Les villages concernés n’étaient en effet que de petites bourgades sans grand intérêt économique. Sans réaction, les bandits se sont toutefois renforcés et, probablement trop confiants, ils ont attaqué des villages de plus en plus près du domaine royal. Un jour, ils ont fait leur coup de trop : attaquer la caravane qui ramenait la dîme fraîchement prélevée. Gerold a convoqué immédiatement ses généraux, qui ont pourchassé les bandits dans tout le pays. La plupart furent tués et ceux qui se sont rendus ont fini leur vie dans les geôles du palais royal.

En 1239, Gerold s’est levé un matin en clamant qu’il avait eu une vision : il avait vu son médecin personnel comploter contre lui et criait haut et fort qu’on allait tenter de l’empoisonner. Le médecin a bien sûr protesté, mais rien n’y a fait. Fidèle à son sobriquet, il a exigé que l’homme soit emprisonné et surveillé jusqu’à la fin de sa vie. Personne n’ayant osé s’opposer aux ordres royaux, le pauvre homme a fini ses jours dans les geôles du cachot royal.

En 1246, deux maisons nobles, les Saurac et les Chanarel, sont entrés en conflit ouvert après avoir comploté les uns contre les autres pendant des décennies. Le patriarche Saurac a été assassiné lors d’une partie de chasse à courre et, bien que personne n’ait assisté à l’attaque, les Saurac ont immédiatement accusé les Chanarel, qui se sont ensuite félicité de cet assassinat. S’en sont suivies de nombreux affrontements et agressions entre les membres des deux Maisons, jusqu’à déclencher une bataille rangée lors d’une soirée rassemblant les plus riches familles du royaume, blessant de nombreux innocents. Dès lors, le roi Gerold ne pouvait plus laisser faire : il a imposé la tenue d’un procès réunissant les deux parties, afin que les responsables de ce désastre soit jugés. Cinq hommes ont été condamnés et emprisonnés, deux chez les Saurac et trois chez Chanarel, et les deux familles ont du verser une lourde amende au Trésor du royaume pour dédommager les victimes et réparer les dégâts. Nul ne sait si l’animosité entre les deux maisons s’est calmée. Ce qui est certain, c’est qu’elles se sont faites bien plus dicrètes ensuite.

En 1251, la chance a souri à Gerold, désormais âgé de 50 ans. Des villageois qui travaillaient dans les mines du domaine royal ont découvert un filon d’argent ! Voilà qui allait fournir de quoi négocier avec les voisins du royaume. Le roi enclencha immédiatement des travaux pour sécuriser les mines et exploiter ce nouveau minerai. Il dépêcha également une force armée sur place pour décourager les pilleurs et surveiller les mineurs, qui auraient pu être tentés de s’en emparer. Il n’hésitait d’ailleurs pas à faire arrêter les villageois à la moindre suspicion, et bon nombre d’entre eux ont rejoint les geôles sans possibilité de plaider leur cause.

Cet exercice du pouvoir d’une main de fer – certains diront “injuste”, finit toutefois par coûter la vie du roi. Trois de ses plus proches conseillers fomentent un complot afin d’éliminer ce monarque cruel. Condamné pour trahison en 1255, il est pendu sous les vivats de son peuple à l’âge de 54 ans. C’est son fils William, alors âgé de 30 ans, qui lui succède.

William l’Ivrogne

William se marie très tôt à Carlota, jolie jeune femme issue d’une maison noble connue pour sa bonne fortune. Cependant, cette chance ne semble pas sourire au jeune monarque. Élevé à la dure par son père et rejeté par une mère qui s’intéressait avant tout aux comptes du royaume, William passe le plus clair de son temps dans les troquets de la cité royale, se souciant peu des commérages qui courent sur son compte. A 16 ans, il porte déjà le sobriquet peu élogieux d’”ivrogne”.

Carlota et William ont 8 enfants, mais 4 meurent avant d’atteindre l’âge adulte, plongeant Carlota dans une grande tristesse. Les deux enfants plus âgés sont des filles, Isobel et Rosamond, et William ne se prive pas de le reprocher à sa femme. Le premier garçon naît après 6 années de mariage et fort heureusement, il survit.

Évènements historiques

En 1261, le dirigeant de Vierlimar, le royaume voisin, envoie l’un de ses messagers pour proposer un pacte de paix à William : échanger leurs plus jeunes enfants et les éduquer selon les préceptes de leurs cultures respectives. Cela devrait garantir une paix et une entente à long terme. William, craignant une trahison, commence par refuser : il n’a que deux fils et refuse que l’un d’eux soit élevé par une puissance étrangère. Il finit cependant par céder, convaincu par ses plus proches conseillers sous l’impulsion de Carlota, qui craint qu’un refus de les entraîne dans un conflit. C‘est ainsi que Cedrick, alors âgé de 7 ans, quitte le foyer royal pour partir vivre en Vierlimar. Il ne reviendra qu’à sa majorité. En contre-partie, Ornoit accueille Reinerius, âgé de 8 ans. Carlota adopte immédiatement l’enfant mais William s’en désintéresse, regrettant d’avoir accepté de laisser l’un de ses deux seuls fils. Il s’enferme davantage dans la boisson et se montre de plus en plus colérique.

En 1267, une étrange affaire fait les choux gras de la presse : une grande bête féroce roderait dans le pays. Plusieurs villageois auraient déjà été tués. Des guerriers ont tenté de la chasser, sans succès. Les rumeurs vont bon train : certains parlent d’un loup géant, d’autre d’une ourse dont les petits auraient été abattus… Chacun a son idée sur la créature bien qu’il n’existe à ce stade aucune preuve formelle de son exsistence. Craignant que la situation ne dégénère, William décide d’offrir une rançon pour la capture de la bête ou une preuve de sa mort. Les semaines passent, puis les mois, sans résultat. Quelques chasseurs cupides tentent d’obtenir la prime en maquillant une bête un peu massive, mais la supercherie est vite découverte. Finalement, la véritable bête, si elle a vraiment existé, disparait peu à peu. Un an après l’annonce de la rançon, plus personne ne parle de cette affaire et plus aucune victime n’est à déplorer. Le mystère reste entier.

En 1273, le roi William est informé par l’un de ses espions qu’un membre de l’illustre maison Vierlet a fait assassiner sa femme, persuadé de son infidélité. Le roi ayant besoin de l’appui des nobles pour justifier une augmentation des impôts pour les institutions religieuses, il utilise cet argument pour le faire chanter et l’obliger à rallier les autres représentants à sa cause. Acculé, l’homme n’a d’autre choix que d’accepter, mais Carlota redoute que ce procédé se retourne contre son mari. Elle connaît la sinistre réputation de la maison Vierlet : si l’homme a pu tuer une fois, elle sait qu’il est capable du pire pour se venger.

En 1278, William est âgé de 53 ans lorsqu’il tombe gravement malade, sans doute des suites d’une longue vie d’alcoolisme. Sentant sa fin arriver, il ordonne la construction d’une cathédrale monumentale. Des artisans de tout le royaume affluent dans la cité pour proposer leur projet au monarque. Lorsqu’il meure des suites de sa maladie, en 1279, le projet vient à peine de débuter et il faudra encore des décennies pour que l’édifice sorte finalement de terre.


Mon article sur le jeu Lignées royales

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