Vous vous sentez une arme d’historien ? Vous aimez les grandes sagas familiales ? Ou vous cherchez simplement un petit jeu simple et rapide à prendre en main ? Alors restez encore un peu, ce qui suit pourrait vous intéresser.
Lignées royales est un jeu de rôle solo de type journaling, édité par Les Fondations de l’imaginaire et donc – cocorico ! – disponible en français. Vous y incarnez un historien royal chargé de coucher sur le papier l’histoire d’une dynastie, que vous générez au fil de l’eau en jetant un d66 dans des tables aléatoires. Une histoire influencée tout au long de votre partie par trois éléments : la faiblesse, l’instabilité et le déshonneur.
Les aléas de la vie de monarque
Pour chaque génération de souverain, Lignées royales vous invite à créer votre famille royale avec un dirigeant, son conjoint, ses enfants, et à imaginer le royaume qu’il gouverne. Lors de cette étape initiale, vous pouvez commencer à développer le contexte dans lequel il exerce et, peut-être, rencontrer vos première difficultés. Votre dirigeant a la réputation d’être porté sur la boisson ? Vous gagnerez des points de faiblesse. Il a épousé une paysanne ? Vous obtiendrez des points de déshonneur. Vous n’avez pas d’héritier ? Cela risque de poser quelques soucis au moment de la succession…
Vous entrez ensuite dans le cœur du jeu en narrant un certain nombre d’événements historiques sur la base d’accroches fournies par le livre de règles :
Parmi ces événements, certains pourront entraîner un Âge d’Or ou une chute, qu’il vous appartiendra de développer. Lorsque vous aurez rédigé la biographie de votre monarque, il sera temps de raconter sa mort et de transmettre le pouvoir à ses héritiers.
Gare aux défauts qui s’accumulent !
Comme je l’ai abordé brièvement, certains traits et événements vous donneront des points de faiblesse, d’instabilité et de déshonneur. Ceux-ci seront conservés d’un dirigeant à l’autre et s’accumuleront donc inexorablement : lorsqu’ils atteindront un certain score, ils entraîneront des conséquences négatives qui s’appliqueront ensuite à tous les monarques de la dynastie. De la même façon que pour le reste du jeu, il s’agira d’accroches narratives autour desquelles il vous faudra broder.
La partie peut ainsi continuer aussi longtemps que vous le souhaitez, sur des générations et des générations. Un jeu adapté aussi bien à de petites qu’à de longues sessions !
Ce que j’en pense
J’avais beaucoup d’attentes sur ce Lignées royales, étant très fan du jeu vidéo Crusader Kings 3. J’espérais vivre une grande saga familiale en construisant progressivement une fresque pleine de rebondissements, entre grandeur et décadence. J’en attendais probablement trop.
En réalité, force est de constater que Lignées royales m’a ennuyée. D’abord, la plupart des événements historiques ne déclencheront ni Âge d’Or, ni chute. Juste une longue ascension jusqu’à la mort. De plus, il faut créer un bon nombre de dirigeants avant de souffrir d’aléas négatifs qui bousculeraient un peu notre narration. Enfin, les accroches sont très larges et, je trouve, peu inspirantes. Bref, cela n’a pas pris sur moi. J’ai empilé les événements de manière assez mécanique et ne me suis jamais vraiment sentie portée par l’histoire que je racontais. Peut-être n’étais pas dans le bon « mood » pour ce jeu à ce moment-là, et je n’exclus pas de lui redonner une chance un jour. Mais pour ce qui est de ma première partie, je suis restée sur ma faim.
Lignées royales, disponible en français.
- Format papier sur Ludum (9,90€)
- Version pdf sur DriveThruRPG (9.90€)


